Extrait de presse.
« "Le football est un sport d'hommes et un sport d'hiver «a en substance déclaré Ariël Jacobs avant la dernière journée de division 1, disputée dans les conditions que l'on sait, avec par exemple des réservistes, ceux du Lierse et d'OHL, désertant le banc pour rester bien au chaud.
Sur le fond, on ne peut pas donner tort à l'entraîneur anderlechtois, à ceci près qu'on ne parle pas de la même chose à 3 degrés ou à - 10 degrés, par exemple en ce qui concerne la façon dont sont éprouvées les fonctions respiratoires des footeux concernés.
Quoi qu'il en soit, alors que toutes les rencontres de D2, D3 et Promotion ont sagement été remises dès vendredi, l'Union belge a donc, au nom de divers intérêts qui lui appartiennent, autorisé, voire imposé, la tenue des rencontres de la Ligue pro. Le principal argument avancé pour ce faire avait trait aux moyens dont sont tenus de disposer les cercles de l'élite pour mettre leur terrain en état coûte que coûte.
Fort bien mais que penser alors du fait que la pelouse de Lokeren était donnée pour impraticable vendredi soir mais est devenue comme par enchantement praticable après une "bonne" nuit à - 15 degrés ? Ou encore de ces appels lancés aux supporters potentiellement déblayeurs par le Lierse ou le FC Bruges ? Sont-ce vraiment ces moyens-là auxquels la fédé faisait référence ?
Résultat des courses : on a vu, principalement samedi soir, des terrains gelés en tout ou partie, certains laissant même échapper des morceaux de glace aux qualités contondantes évidentes. Outre le fait que jouer dans de telles conditions ne favorise pas le spectacle académique, l'UB, au mépris de la santé des footballeurs de D1, a ainsi couru le risque de voir des blessures favorisées par des circonstances de jeu pour lesquelles nos clubs et joueurs ne sont tout simplement pas préparés.
Oui, vraiment, afin d'apaiser tout un chacun, décréter dès samedi matin la remise des parties prévues ce week-end eût été plus approprié ! »