Dimanche 12 octobre à 15H au stade du Pairay
R.FC.SÉRÉSIEN - K.VC.WILLEBROEK-MEERHOF
La nouvelle équipe 1e
EDITORIAL
Ce que nous voulons, c’est renouer avec la victoire !
Verviers-RFC Sérésien ne restera de toute évidence pas dans les annales du football belge. Un match sans une seule occasion de but, c’est quasiment un long supplice pour ceux et celles qui sont passés par la caisse.
Ce n’est pas, non plus, le meilleur moyen de faire revenir le public au stade. Or, tant à Verviers qu’à Seraing, on compte trop peu de spectateurs.
« Ce n’est pas après avoir vu un spectacle pareil que je reviendrai », lança un sexagénaire Verviétois alors que le referee avait entériné le nul. Il s’arrêta devant une photo de la prestigieuse équipe verviétoise des années 50, à l’époque où le stade du Panorama ne désemplissait pas. Son chemin croisa celui de Jacques Vandebossche qui devrait être notre nouveau président. « Ah cher ami, je vous comprends », lui lança l’ex-maïeur de Seraing en guise de consolation. « On venait ici la peur au ventre quand vous nous lanciez les Nelissen et consorts dans les pattes. Je me mets à votre place. Notez, je ne suis pas plus fier. Ce que je viens de voir ne me réjouit pas du tout. »
Les deux hommes se quittèrent par une tape sur l’épaule qui en disait long sur leur nostalgie. Sur ce constat toujours amer d’un match sans piment.
Mais, et c’est bien connu à Seraing, on redresse très vite la tête et on envisage l’avenir. Et on fait les comptes.
Ils ne sont finalement pas catastrophiques. Nous restons effectivement sur trois matches sans défaite. « Cela nous fait une belle jambe », ponctuait Marc Grosjean. « Le foot a changé, ses règles aussi. Aujourd’hui, un nul ne rapporte qu’un misérable petit point. Ce que nous voulons au club, c’est renouer avec la victoire. Et en sortant d’ici et même avec une équipe déforcée, je dis que nous pouvions gagner. Verviers ne nous a jamais mis en difficulté, cela saute aux yeux. »
Bref, nous dégustons toujours notre soupe à la grimace même si elle est moins amère que certains le prétendent. Nous ne sommes pas directement menacés et il suffirait de deux victoires consécutives pour coller au peloton de tête. C’est dire si cette série est très ouverte. Quand on pense que c’est Tongres qui est actuel leader, tout est possible.
Et c’est vrai que depuis l’ouverture du championnat, nous n’avons jamais été surclassés. Cette équipe a souvent montré de belles choses mais ne parvient que très rarement à aller au bout de son effort. La trop longue liste de blessés pose question. L’entraîneur a apporté des explications pour chaque cas en particulier.
Mais, ne nous voilons pas la face, les forfaits répétés de Joseph Zappia nous restent en travers de la gorge. « Vous avez acheté un chat dans un sac », nous avait-on prévenu à Liège quand leur centre-avant annonça son passage chez nous. « Il marque, il a le sens du but mais il est trop souvent blessé. »
Or, nous avons précisément besoin d’un bourreau des défenses. Sans quoi, il y a fort à parier que notre pourcentage de réussite à la conclusion sera l’un des plus faibles de la série. Au fond de nous même, nous sommes persuadés que Zappia fera taire un jour ou l’autre ses détracteurs mais le temps commence à presser. Une victoire en six matches, c’est peu, trop peu et cela ne correspond pas du tout à nos ambitions.
Dimanche, à 15 heures, contre Willebroek (en raison du match que livreront les Diables Rouges ce samedi, la rencontre a été reculée ) , nous devrions retrouver quelques titulaires. Bayock, notamment. Serexhe et peut-être Didon aussi.
Une bonne chose car il ne s’agirait quand même pas de rester à quai car le train ne nous attendra pas !